Le FRANCE mesure
En écoutant les informations ce matin 28 Novembre 2007 sur la chaîne 2 de la télévision mon attention a été captée par les paroles du journaliste qui parlait de « vague à l’âme » à propos de notre ancien paquebot le FRANCE.
Il était question de la revente de ce navire à un pays asiatique dans le but d’être désossé, ou à l’un des émirats arabes pour en faire un bateau de plaisance.
J’avoue que de toute la journée je ne pouvais détacher mon esprit de ce merveilleux paquebot sur lequel mon mari m’avait offert, ainsi qu’à mes deux enfants, un voyage aller retour Le Havre-New York.
Nous étions en Juillet 1971. Le bateau fêtait ses dix ans tout comme mon fils Richard qui eut droit à un délicieux gâteau sorti des cuisines dont le chef M. Le Huédé était un véritable poète pour la composition de ses menus. Pour le dîner de gala du 26 Juillet, je relève entre autres « Le fond d’artichaut de Roscoff au gratin Renoir » ou encore « Le cœur de Charolais rôti Renaissance avec les Pommes cocotte dorées ». Ces menus étaient présentés avec une illustration en première page d’une vieille chanson française avec, en quatrième de couverture, la musique et les couplets de cette chanson. Par exemple « C’est l’vent frivolant » ou « Malbrough s’en va-t-en guerre ». Je les ai tous gardés. Ils sont dans la cantine aux souvenirs avec différents objets achetés dans la librairie du bord.
Je me rappelle les conséquences sur le FRANCE de la visite que nous avions faite à la statue de
Après un tour rapide dans la tête, le temps d’admirer le fantastique panorama, il fallut emprunter à nouveau l’escalier en colimaçon pour descendre, ce qui fut peut-être encore plus pénible.
Mais là où nous avons encore réellement souffert, et bien d’autres passagers avec nous, c’est dans le dédale des couloirs du FRANCE où l’on aboutissait par erreur d’un escalier à un autre. Bien que les marches fussent normales, les muscles des cuisses avaient été si durement malmenés la veille que la moindre marche nécessitait un effort qui déclenchait des petits cris de douleur, suivis de rires de passagers qui, comme nous, avaient subi l’épreuve de l’escalier de la statue de
Le voyage fut entrecoupé en cours de route par un événement que je qualifierais volontiers aujourd’hui d’historique.
Le commandant Pettré avait annoncé qu’à tel moment que je n’ai plus en mémoire, le FRANCE devait croiser l’autre merveille de paquebot : le QUEEN ELIZABETH.
Tous les passagers se rendirent donc sur le pont à l’heure indiquée. Le FRANCE ralentit sa vitesse, ce que fit de son côté le QUEEN ELIZABETH. Tous les voyageurs de part et d’autre agitèrent alors leurs mouchoirs tandis que les sirènes rendaient hommage aux deux plus belles réussites navales du monde entier.
Ce fut un moment si émouvant qu’aucun des passagers de ces deux paquebots n’a certainement pas encore oublié à ce jour.
A la suite des nouvelles de ce matin concernant notre ancien navire, j’ai prié afin qu’il soit acheté par un riche émirat arabe pour que vive le FRANCE et, par voie de conséquence,




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