Mes lecteurs me posent souvent la question : « Pourquoi les coupeurs de langues ? »
Lorsque j’ai écrit ce livre, je n’ai jamais eu l’intention d’écrire un livre sur un sujet déterminé. Non. J’ai écrit une histoire qui reposait inconsciemment sur des faits réels de l’époque.
Par exemple, les journaux parlaient beaucoup de trafic de drogue. Abidjan était parait-il une plaque tournante dans ce domaine. Je lisais ces articles sans plus m’y attarder, ces questions étant tellement éloignées de moi !
Parallèlement à cela, une autre question alimentait de façon récurrente le journal de l’époque. C’était celle de la sorcellerie qui offrait des sacrifices humains à l’océan en colère dans la période des grands équinoxes. On trouvait des enfants morts sur la plage amputés d’une langue, d’une oreille ou d’un cœur. Parfois, c’étaient des adultes qui disparaissaient pour calmer les dieux de la mer ou encore pour obtenir leurs faveurs.
C’est sans doute de ces actualités que j’ai pris le prétexte de telles croyances dans les dieux de la mer, encore bien ancrées dans les esprits de l’époque, pour servir le trafic de drogue qui préoccupait non moins les esprits éclairés de ce temps-là.
C’est donc certainement après analyse de mon histoire dont j’étais si imprégnée que je lui ai donné le titre de mon livre. Vous en avez maintenant l’explication.




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