La politique, l’informatique, la robotique,
Pouce ! J’ai besoin de faire une pause.Ce sont toujours les petits bonheurs de ma campagne du Loiret qui rechargent mes batteries lorsque le besoin s’en fait sentir.
J’ai eu le privilège au début de cet automne, de percevoir le brame d’un cerf de la forêt avoisinante. C’était pour lui la saison des amours. Son cri peut résonner du crépuscule à l’aube mais généralement il se situe aux environs de minuit et surtout par un beau clair de lune. Ce cri rauque, ce mugissement est très impressionnant dans le silence absolu de la nuit. Le cerf doit intimider les autres mâles de cette façon pour devenir le maître de harde et assurer la reproduction de son espèce. Cette période est très courte et se situe annuellement du 15 septembre au 15 octobre.
C’est ce cri du maître de harde qui met toute la forêt en éveil. Les biches et les autres cerfs en rut peuvent l’entendre à un kilomètre à la ronde. Parfois davantage.
Le troupeau de femelles en chaleur à l’écoute se réunit et malheur aux mâles qui s’aventurent sur le territoire du maître de harde. Celui-ci devient alors très agressif. La parade destinée à éloigner ses concurrents consiste à dresser la tête vers le ciel en poussant un cri retentissant et en martelant le sol du sabot.
Le champ libre, il couvre dix à trente biches de son harem au fur et à mesure de leurs chaleurs. Les femelles ne sont réceptives sexuellement qu’un jour par an. La gestation du bébé faon est de huit mois environ.
Il arrive parfois que le maître de harde s’affronte avec un autre cerf dominant. Si aucun d’eux ne cède aux intimidations, le combat peut alors devenir effroyable quand, épuisés, les deux adversaires restent coincés par leurs bois entremêlés de façon inextricable jusqu’à ce que mort s’ensuive.
La scène du brame donne, à mon sens, une grande leçon de courage. Elle stimule également l’admiration, le respect et la reconnaissance envers ces magnifiques bêtes sauvages qui apportent tant de poésie à nos vies devenues si stressantes au quotidien !




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